Bestiaire - Couverture

Bestiaire, Eric Dupont

Bestiaire - CouvertureRésumé :

« Voici l’histoire d’un frère et d’une soeur, confiés à leur père après la séparation de leurs parents et qui refusent d’oublier leur mère en dépit des manoeuvres de leur géniteur.
Dans le Québec du début des années quatre-vingts, le narrateur, enfants des premires divorces, cherche l’équilibre entre un père coureur de jupons invétéré, une mère adorée et une franche succession de belles-mères. Autant dire qu’il lui faudra devenir maître en « gymnastique familiale ».
Entre ses fascinations animales, ses loisirs philatéliques et ses fouilles encyclopédiques, le jeune garçon construit un édifice de savoir et de rêve pour échapper à la tyrannie paternelle.
Allégorique et autobographique, Bestiaire est un roman en forme de joyeux mélange de genres, où se déploie, à chaque page, la force de l’imagination.
Après le grand succès de La Fiancée américaine, Eric Dupont s’affirme avec ce troisième roman comme un grand maître-conteur. »

Mon avis :

La rentrée littéraire continue et je cherche encore le vrai gros coup de coeur que j’aurai envie de recommander à tous le monde …

Ici j’ai fait une lecture agréable, dépaysante, parfois surpenante, assez intelligente, même originale, par contre je n’ai pas été emportée dans le monde onirique de l’auteur, malgré ses talents de conteur, je n’ai pas été immergée dans son imagination débordante, je suis restée en dehors, et je le regrette.

L’auteur aborde un sujet délicat : la vie des enfants de parents divorcés à une époque où ce n’était pas rentré dans les moeurs. Pour s’évader, afin de pas déprimer, ce petit garçon se plonge avec ferveur dans les livres, utilise son imagination débordante afin de rendre quotidien plus agréable, limite loufoque 😉
Tout d’abord, il rebaptise son père en Henry VIII et sa belle-mère en Anne Boleyn, sa mère est la malheureuse Catherine d’Aragon. Ensuite, ce sont ses lectures qui alimentent son imagination : Laïka qui a grimpé dans Spoutnik, les légendes indiennes (le grand hibou d’Amérique), puis le quotidien politique (la volonté d’indépendance du Québec), ainsi que les nombreux déménagement qu’ils ont vécu en quelques années à peine. Tout est tourne autant des animaux qui fascinent notre héros, et qui donne le titre à ce roman. Malgré une apparente naïveté, ce sont des sujets sérieux qui sont abordés avec intelligence ! Et grâce à la légereté de la plume de l’auteur, il les rends espiègle et doux.

Une jolie lecture qui, je le regrette, ne m’aura pas fait voyagé autant que je l’espérais …

Intensité du coup de coeur

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