C'est où le Nord? - Couverture

C’est où le Nord, Sarah Maeght

C'est où le Nord? - CouvertureRésumé :

« Si vous commencez le roman de Sarah Maeght, vous ne le lâcherez plus… Ses phrases galopent, ses mots crépitent. Elle raconte avec rage et pleine d’espoir le quotidien d’une prof, les errances d’une fille de vingt-quatre ans qui ne sait pas très bien où elle va. C’est où, le nord ? Elle l’ignore. Mais elle y va gaiement.

C’est le portrait d’une génération, une photographie de la France d’aujourd’hui, un verre de grenadine avec trois doigts de désespoir et quelques substances interdites. Les jeunes s’y retrouveront, les parents qui se posent des questions aussi. Des romans comme celui-là, on les ouvre et on reste planté à tourner les pages, la langue pendante…

Sarah Maeght n’a pas peur de l’émotion, elle ne triche pas, et c’est pour ça que vous allez l’adorer ! »

Mon avis :

Un roman très agréable, un premier roman intéressant !

Ella est une jeune femme qui a quitté le Nord pour Paris avec son amoureux ! Ils ont emménagés dans un petit appart, elle a trouvé un emploi de prof de français dans un collège catholique, tandis que Victor s’est fait renvoyer de son boulot Depuis leur couple part à la dérive, le seul moment où tout va bien c’est quand ils font l’amour.
Lors de Noël, alors qu’ils sont rentrés dans le Nord pour passer les fêtes en famille, Victor annonce qu’il reste à Dunkerque ! C’est une douche froide pour Ella : comment va-t-elle payer son loyer? Et ses affaires? Et leur poisson rouge Klaus? J’ai adoré ce petit personnage : petit par sa taille mais grand par son importance dans le quotidien d’Ella 🙂

Une nouvelle vie, des rencontres vont venir et changer petit à petit sa vision de l’avenir. En même temps, elle reçoit des petits santons mutilés dans son casier, ses poches … Qui? Pourquoi? Une petite enquête qui va donner du piquant à son métier de professeur, et nous donner une vision assez acide des établissements scolaires. Certains de ses collègues sont justes … révoltants ! Comment peut-on être enseignant si on pense ainsi?

Elle va rencontrer, Théo, un homosexuel, et avec Lou, sa meilleure amie, ils vont devenir un trio d’amitié pure avec ses brouilles, ses soutiens et ses moments inoubliables ! J’avoue un petit faible pour Théo, il va nous surprendre et devenir attachant. J’ai eu plus de mal avec Lou, jusqu’au dernier chapitre, là je l’ai adorée.
Elle va aussi faire des découvertes surprenantes, pleine de sensualités avec Cléo. J’avoue que le passage de la soirée avec les amies de Cléo m’a néanmoins laissée perplexe. Ella avait-elle vraiment besoin de cette expérience, j’en doute …

Il lui a juste manqué un petit quelques choses pour que je suis complètement emballée, je n’ai pas trouvé ce que me promettait Katherine Pancol sur la 4ème de couverture, donc très agréable, mais pas aussi addictif que annoncé.

Un premier roman prometteur sur l’apprentissage de la vie, sur une nouvelle génération en manque de repère, qui cherche un sens et un but à sa vie. C’est tendre, amusant, léger, il m’a fait sourire à de nombreuses reprises ! Sa plume est fluide, douce, pleine d’humour et je suis curieuse de voir ce qu’elle va nous offrir après 🙂

Citations :

– « Je me déteste de penser des trucs aussi nuls.Je me déteste d’être malheureuse et d’en vouloir à toute la rame de métro, alors que j’ai un métier, un appartement, un poisson, des amis et un mec qui m’aime.
Qui m’aime? »

– « Dans l’enclos suivant, les flamands roses se tiennent serrés dans un coin de leur petite mare, le bec plongé dans l’eau, leurs grandes ailes pliées… Julie a raison : ces oiseaux-là manquent d’ambition. »

– « Dans sa tête, c’est Ikea, bien rangé, bien organisé, dans la mienne c’est un vide-grenier bordélique. »

– « Ecoute Jojo, tu veux qu’on mette quoi? « Refuse de disséquer la moule de la prof de sciences »? »

– « Il retient un sourire d’enfant qui a plongé les doigts dans le pot de confiture. »

– « Je voudrais cier.
Je voudrais être en colère tous les jours.
Elle me dépose, je descends, lui souris. »

– « C’est toujours soi qu’on trouve à la fin du voyage. Au plus tôt on s’en rend compte, au mieux c’est. C’est pas moi qui le dit, c’est Ella Maillart, à bientôt, Cléo. »

– « On m’expose pas, on me mouille pas, on me colle pas, on me collectionne pas, je suis ni un timbre, ni une lesbienne. Je suis une personne ! »

– « On dîne ensemble de temps en temps et il en profite pour se brosser la conscience avec du fric et des cadeaux. »

Intensité du coup de coeur

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