Cranford - Couverture

Cranford, Elizabeth Gaskell

Cranford - CouvertureRésumé :

« Mesdames, avez-vous vu ? Un gentleman s’est installé avec ses deux filles à Cranford, un certain capitaine Brown. Il aurait clamé haut et fort l’état médiocre de ses finances ! On lui doit cet abominable chemin de fer qui vient de la bourgade voisine. Accompagnez-moi à l’heure du thé : allons lui rendre une visite de courtoisie pour lui montrer comment les choses se passent chez nous, à Cranford. »

« Bref, les messieurs, quel que soit leur sort, sont absents de Cranford. D’ailleurs, que feraient-ils, s’ils vivaient là? »

Coup de Coeur :

Merci au Challenge XIXème siècle organisé par Fanny du blog Dans le manoir aux livres : c’est grâce à son initiative que je me suis enfin décidée à lire un nouveau texte de cette grande auteur anglo-saxonne !

Je vais être honnête, au départ, je n’accrochais que moyennement au texte, je cherchais un fil conducteur et j’avais l’impression de ne lire que des petites chroniques à chaque chapitre. L’histoire est racontée par une femme qui n’habitait pas à Cranford en permanence, elle a donc un regard un peu critique, néanmoins pas toujours objective. J’ai vraiment aimé cette description de la vie d’une petite ville bourgeoise britannique, la gentry anglaise si chère à Jane Austen. Nous y croisons de nombreuses veuves charmantes, même si un peu irritantes si je devais les croiser régulièrement, des petites soirées bourrées d’habitudes avec jeux de cartes, scones et thé. Ces dames s’ennuyent terriblement, et donc elles sont à l’affut du moindre petit évènement qui pourrait apporter un changement dans leurs vies. L’auteur brosse un tableau assez acide de cette société avec beaucoup d’humour et une ironie plutôt mordante ! Je me suis rapidement attachée à ces vieilles dames, elles sont gentilles, fidèles, adorables, et surtout humaines ! Elles prennent la petite place que la société anglaise du XIXème siècle leur permettait de prendre. L’héroïne a énormémentd’affection pour ces vieilles amies et fait tout ce qui est en son pouvoir pour les divertir, et surtout leur donner des instants de bonheur. En effet, la plupart ont des moyens assez modestes, et elles se doivent de garder une « élégante économie domestique » car malgré leur « pauvreté », elles appartenaient à la bonne société.

Au fil des pages, je me suis attachée à nos charmantes vieilles dames, à leur petit village, aux situations cocasses qui viennent égayer leur quotidien (la vache grise à la flanelle 😀 ). Ma préférence va pour l’amie de la narratrice Miss Mathy et sa domestique Martha. Au début, elle m’agaçait, puis sa gentillesse, sa naïveté, sa générosité et son indéfectible fidélité m’ont touchées !!!

J’avais lu il y a quelques années Les confessions de Mr Harrison, et j’en avais gardé un bon souvenir. En fouillant, je devrais retrouver la petite bafouille que j’avais écrit à l’époque 😉 Maintenant, j’ai très envie de découvrir son chef d’oeuvre Nord et Sud ! Tous le monde m’en dit le plus grand bien.

Citation :

« Aucune de nous ne parlait d’argent, car le sujet avait quelque chose de mercantile ; or, même si certaines d’entre nous étaient pauvres, nous appartenions toutes au meilleur monde… »

 

Challenge XIX ème siècle - Photo

Challenge XIX ème siècle
Vittorio Matteo Corcos – Pomeriggio in terrazza

Intensité du coup de coeur

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