La Dame de Kyoto bis

La Dame de Kyoto, Eric Le Nabour

La Dame de Kyoto bisRésumé :

« Kyoto, 1904. Depuis l’assassinat de ses parents, riches industriels de la soie, Myako Matsuka subit la tutelle de son frère Naoki. Lorsque celui-ci part pour le front de la guerre russo-japonaise, elle doit gérer seule l’entreprise familiale. Myako découvre alors avec horreur les conditions de travail des ouvrières et n’hésite pas à transgresser les consignes de son frère, révélant un tempérament fier et indépendant. Mais l’amour trouble qu’elle porte à un diplomate anglais, Allan Pearson, de même que l’intrusion dans sa vie d’un jeune Français passionné d’estampes, Martin Fallières, vont brouiller les cartes. Torturée par le mystère de la mort de ses parents, déchirée entre ses instincts amoureux, ses responsabilités professionnelles et la fidélité qu’elle doit à sa famille, Myako va devoir choisir. Des choix douloureux qui feront éclater une vérité non moins tragique sur son passé et orienteront son avenir dans un sens bien différent de celui qu’elle envisageait. Éric Le Nabour a publié son premier livre à l’âge de dix-neuf ans. Auteur de nombreux ouvrages historiques, il s’est aussi révélé un talentueux romancier. Grand amoureux de l’Orient et l’Extrême-Orient, il nous livre une évocation envoûtante du Japon de l’ère Meiji à travers une jeune femme passionnée et désireuse de gagner sa liberté.

Mon avis :

Encore une jolie découverte grâce à ma merveilleuse aventure Lectrice Charleston 2017 ! Un voyage au Japon à travers le regard d’une jeune japonaise dans une situation compliquée, et un français qui a tout quitté pour en apprendre plus sur les estampes ! Néanmoins, il a manqué des petites choses pour vraiment conquérir.

Un roman agréable qui est raconté à deux voix. Nous rencontrons tout d’abord la jeune Myako, une jeune femme qui ne trouve pas sa place dans sa famille et la société. Elle se passionne complètement pour la création d’estampes, elle a son propre atelier dans le domaine familial. Quelques mois avant le début de l’histoire, elle a rencontré Allan Pearson lors d’une soirée mondaine, un diplomate travaillant au consulat anglais, elle est tombée complètement sous son charme alors qu’il est déjà marié. Sa domestique, et confidente Hiromi lui rappelle pourtant régulièrement que c’est une très mauvaise idée. Comme la guerre avec la Russie se profile à l’horizon, Naoki, son grand-frère lui apprend qu’elle va désormais devoir apprendre à gérer l’entreprise familiale de soie, aidée par son fidèle second : Akiro Tanaka. Entre Tanaka et Myako, ça sera tout de suite à couteaux tirés, ils ne s’apprécient pas, et ils ont une vision opposée de la gestion du travail des ouvrières. Myako, veut améliorer leur situation au mépris des conditions de l’époque.
Nous découvrons ensuite un jeune français, qui suite à un chagrin d’amour plaque tout ce qu’il se possède en France, et fais un long voyage afin de se consacrer à sa passion : les estampes japonaises ! C’est un artiste dans l’âme et il désire apprendre à les peindre à son tour. Son arrivée au pays du soleil levant est un vrai choc des cultures, il va être un peu déstabilisé. Ses contacts au consulat anglais de Tokyo vont lui permettre de rencontrer Allan Pearson. Ce dernier va le mettre en contact avec la jeune artiste, Myako. Ce sera un vrai coup de foudre pour le français, il n’aura plus que d’yeux pour la mystérieuse japonaise qui le remarque à peine tellement elle est obnubilée par l’anglais. Ce dernier a pourtant une attitude bizarre et il a une ambition cachée dans sa manière de séduire la jeune femme.
Les jeunes artistes vont quand même créer une relation basée sur l’art de l’estampe : elle sera son professeur, elle lui enseignera tout ce qu’elle connait. Ses journées passées au côté de Myako vont renforcer l’attirance de Martin Fallière, est-ce voué à l’échec?

Un roman très intéressant et très bien documenté. L’auteur nous plonge dans le Japon du début du XXième siècle, il commence seulement à s’ouvrir à l’Occident, et il a soif d’asseoir sa puissance face à la Chine et à la Russie. Le pays est encore régit par des lois basées sur l’honneur, et une soumission totale à l’Empereur. Myako reflète parfaitement ce pays en pleine évolution, elle cherche un avenir qui lui corresponde, en respectant sa famille et ses valeurs, tout en étant en accord avec sa volonté de vivre sa vie ! Elle désire moderniser l’entreprise familiale, vivre son histoire d’amour, et ne plus être sous la tutelle de son frère ou de n’importe quel homme.
Martin Fallière représente ses occidentaux fascinés par la culture orientale, son art, ses coutumes, sa mentalité…

L’auteur nous immerge dans cette manière de vivre si lointaine du Japon Moderne, et de l’Europe ! Il y a de nombreux rites, dont la longue cérémonie du thé n’est qu’un aperçu. Malheureusement l’histoire est lente à démarrer, et malgré un mystère assez épais derrière la mort des parents de Myako et Naoki, il n’y a pas de gros suspense.
C’est un excellent roman d’ambiance, qui nous apprend énormément d’informations sur le pays, ses habitants, les changements qui l’animent. Autour des deux personnages principaux gravitent de nombreuses personnes qui reflètent les différentes mentalités de l’époque.
Un joli voyage qui manque un peu de piment, et qui offre pourtant un sacré dépaysement !

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