La Terre qui penche - Couverture

La Terre qui penche, Carole Martinez

La Terre qui penche - CouvertureRésumé :

« Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman. »

Coup de Coeur :

Avec beaucoup de retard, je vous donne enfin mon avis sur ce petit bijou de la Rentrée Littéraire 2015 en lecture commune avec mon binôme Le Coin Lecture de Nath ! Un tout grand merci à Nathalie pour sa patience : elle l’avait terminé bien avant moi et ça doit faire plus de 2 semaines que son billet attend d’être plublié … J’espère que en 2016 j’arriverai à mieux gèrer nos LC et que tu ne devras plus m’attendre !

Une lecture particulière m’a fait chavirer ! Je ne savais pas trop à quoi m’attendre à l’ouvrant et ce fut une découverte littéraire surprenante et magique ! Il va m’être très difficile de vous en parler car c’est un roman qui se vit, se ressent, qui vous prend aux tripes !
L’auteur nous plonge en plein Moyen-âge, légèrement teinté de fantastique, de magie, de rêves qui se vivent les yeux ouverts !
L’histoire est racontée à travers deux voix : celle de La Vieille Âme et celle de La Petite Fille, Blanche.
Je suis tout de suite tombée sous le charme de la plume de Carole Martinez : elle est pleine de poésie, de finesse, de charme ! Elle crée un univers particuliers où les histoires moyenâgeuses se mèlent délicatement pour nous livrer un conte poétique !

Si j’ai été enchantée par l’histoire de Blanche, de ses rencontres, de ses aventures, des lieux qui l’hébergent… je suis littéralement tombée amoureuse de l’écriture de l’auteure : elle est tellement belle, musicale et s’inspire de la synthaxe du XIVème siècle ! Elle m’a entraîné dans son univers si original, elle rend un bel hommage à ces femmes qui passaient de la coupe d’un père à celle d’un époux, elles n’ont aucune liberté & aucune indépendance …

J’ai adoré l’importance de certains détails : la Loue, la rivière qui baigne le pays, les légendes qui façonnent le quotidien des habitants, les fantômes qui hantent Blanche & son entourage !

Petit plus : à la fin de l’ouvrage, l’auteur a recopié quelques textes du Moyen-Âge qui l’ont inspirée, en vieux français, ça donne une touche encore plus authentique !

En résumé, un texte magnifique à la plume enchanteresse qui m’a surpris à de nombreuses reprises ! Et la fin est des plus surprenantes, je ne l’aurais jamais imaginée et elle clôture en beauté cette histoire !

Ici le billet de mon binôme Nathalie 🙂

 

Citations :

– Je t’entends chanter en filant un amour lointain et déjà perdu, un amour perdu et jamais atteint.

– On oublie si vite nos rêves et nos désirs d’enfant , on les dilue pour les rendre acceptables, innocents et jolis. On ne se souvient que d’un monde doux et tranquille , alors que la pureté même de l’enfance est tout entière dans cette violence que tu dis sans détours.

– L’homme savait bien qu’il devait mourir un jour, mais il passait sa vie à l’oublier. Un déni magnifique : malgré la mort des autres, il n’y croyait pas cet imbécile, jamais. Mourir n’était pas sa fin, l’homme employait toute son imagination – cette qualité stupéfiante qui fait de lui la première merveille de la création – à inventer un sens à tout cela. Coûte que coûte.

Intensité du coup de coeur

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