Le roi disait que j'étais diable - Couverture

Le roi disait que j’étais diable, Clara Dupont-Monod

Le roi disait que j'étais diable - CouvertureRésumé :

« Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…
Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.
Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue. »

Coup de Coeur :

Et une nouvelle lecture de la Rentrée Littéraire 2014, la 4ème ! Je suis plutôt fière de moi 😉

Celle-ci n’est pas un coup de coeur, cependant je l’ai appréciée ! J’avoue qu’ayant énormément d’admiration et d’affection pour son personnage principal Aliénor d’Aquitaine, une grande Dame de l’histoire qui me fascine depuis plusieurs années, je me suis plongée avec beaucoup de plaisir dans cette lecture.

Dés les premières pages, on comprend à quel point Aliénor et Louis était différents, carrément opposé dans leurs caractères. L’auteur prend le parti de raconter successivement l’histoire à travers les pensées du Roi et de la Reine. Leur vision des évènements qui jalonnent leurs existence est radicalement divergente. Aliénor est fougueuse, fière, pleine de vie et d’ambition, elle aurait pu être Roi si elle n’avait pas été femme. Louis était destiné à l’Eglise, cependant les décès de son père et de son frère l’ont amener sur un trône qu’il n’ambitionait pas. Ils ont rapidement compris que leur mariage ne pourrait pas fonctionner, et pourtant ils ont fait des efforts, et il aura tenu 15 ans.

Le roman nous tient en haleine par le récit croisé à deux voix : chacun commentant les décisions de l’autre, mais sans se trouver, ils ne se rencontreront jamais, et surtout ils n’arriveront jamais à se comprendre, précipitant l’échec de leur couple… Ils s’ignorent même …
J’ai vraiment apprécié la manière dont l’auteur nous plonge dans les pensées des protagonistes, en faisant même une petite exception dans la dernière partie, elle nous plonge dans celles de l’oncle d’Aliènor, Raymond de Poitiers, Seigneur d’Antioche, un des passages les plus fascinants du roman pour moi.
L’auteur a fait de nombreuses recherches historiques, ça donne une touche authentique au roman, et elle a laissé parlé son imagination et sa belle plume pour le reste. Une belle lecture mais pas un coup de coeur, il a manqué quelques chose, j’aurais voulu pouvoir m’attacher complètement aux personnages, je suis restée un peu trop détachée. Maintenant j’ai encore plus envie de me renseigner sur cette Reine fascinante !!!

Citation :

On me dit jolie, turbulente, ambitieuse. J’ai grandi dans un château posé sur la lande et je porte un nom dont l’origine divise les poètes. Aliénor : Alaha an Nour, Dieu est lumière, en hommage à l’Espagne musulmane que mon Aquitaine a toujours aimée. Eleinenn, en gaélique, qui signifie étincelle. Eleos en grec, « compassion ». Leneo pour le latin, « adoucir ». Il faut se méfier des mots. Ils racontent n’importe quoi. Mon prénom est un monde et personne n’y laisse son empreinte. Ni Dieu ni roi.

 

Alienor d'Aquitaine - Portrait

Intensité du coup de coeur

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