Les indociles - Couverture

Les indociles, Murielle Magellan

Les indociles - Couverture

Résumé :

« Ce n’est pas une romance, pense Olympe. On ne voit rien d’elle que ses mains, et pourtant on a la sensation de son emprise sur lui. Pas de l’amour ; du pouvoir. Olympe scrute. Sonde. Dans sa chambre ronde, assise en tailleur sur son lit, l’ordinateur entre ses cuisses, Jean-Sébastien Bach dans le casque, elle agrandit l’image. Une main, un dos. C’est le sujet du peintre. A l’arrière-plan, c’est de l’aquarelle noire. Elle aime cette main de femme. Elle aime ce dos rose d’homme. Musclé mais rose bonbon. Elle voudrait être avec eux. Dans le tableau. Surtout dans ce qu’on ne voit pas du tableau. »

« Les indociles dressent le portrait plus vrai que nature d’un don Juan au féminin, créature irrésistible et vénéneuse, toute en contradictions. D’une grande finesse, ce roman, qui n’est pas sans rappeler Les Liaisons dangereuses, nous livre une belle réflexion sur l’amour et sur la création artistique. »

Coup de Coeur :

Tout d’abord, un tout grand merci à Adeline et aux Editions Julliard pour le Service de Presse !
Ce fut une belle découverte ! Je ne connaissais pas l’auteur, et la quatrième de couverture a éveillé ma curiosité !
J’ai ouvert ce roman sans trop savoir à quoi m’attendre, ce plongeon dans l’inconnu m’a énormément plu !

Toute l’histoire est construite autour de notre héroïne atypique, Olympe, une jeune femme qui vit pour son travail et pour le plaisir ! Elle est talentueuse, elle a créé sa propre galerie d’art, elle découvre des nouveaux talents et elle est prête à tout ou presque ! Elle est « libertine », elle prend son plaisir où elle a envie : avec des hommes, des femmes, pour des relations plus ou moins longues, avec une forme de désinvolture et surtout d’honnêté envers ses partenaires !

Sa vie va connaître un bouleversement le jour où une jeune stagiaire lui montre un tableau inédit, d’un artiste inconnu, agé et qui n’est pas du tout dans l’ère du moment ! A partir de ce moment-là, elle voudra absolument tout découvrir cet artiste ! Cet événement lui fera faire de nouvelles rencontres qui changeront sa vision de la vie, et c’est tout son quotidien qu’elle va remettre en question ! L’auteur en profite pour nous décrire ce milieu cruel des galeries d’art parisiennes, l’hypocrisie qui y règne et le côté éphémère qui le régit. C’est grinçant et satirique à souhait !

L’auteur a aucun moment n’émet de jugement sur la vie, les décisions et le comportement d’Olympe, on suit sa vie, à travers ses réflexions, ses choix, ses doutes, ses certitudes, son égoïsme et sa générosité ! C’est une personnalité complexe que nous découvrons, et à laquel je me suis attachée au fil des pages. Elle révèle en effet des failles qu’elle tente de combler depuis sa petite enfance. Il y a cependant un élément qui m’a dérangé, l’évolution de sa relation avec Paul, un client de sa  galerie. Par contre, j’ai été séduite par le final !

Donc une jolie découverte, et une auteure qui ose aborder des sujets peu courant dans la littérature française 🙂

Encore un grand merci aux éditions Julliard et à Adeline pour votre confiance !

Citations :

 « Rien n’est jamais plus simple que la sexualité d’Olympe, désirer et être désirée, le dire, le faire. Elle s’étonne que cela puisse chez certains engager tant de choses, alors que c’est pour elle un pétillement, une récréation. »

« Elle ne croit pas l’homme capable d’amour même si elle le croit capable d’avoir inventé l’amour. »

« Elle est jalouse et on n’est pas jaloux ainsi d’un ami. Elle est jalouse donc. Elle est jalouse donc elle aime Paul ? »

 

Et voilà le lien du billet de Fanny du blog Dans le manoir aux livres qui a été séduite également !

Intensité du coup de coeur

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