Mémé dans les orties - Couverture

Mémé dans les orties, Aurélie Valognes

Mémé dans les orties - CouvertureRésumé :

« Solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant… –, Ferdinand Brun, 83 ans, s’ennuie à ne pas mourir.
Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot.
Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence.
Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur. »

Coup de Coeur :

Un petit roman (moins de 300 pages) touchant et survolté sur un vieux monsieur qui souffre de la solitude sans se l’avouer ! Dés les premières pages je me suis attachée à ce vieux bougon râleur ! Il ne vit que pour son chien, un dogue allemand baptisé Daisy, qui effraye Mme Suarez, la concierge de l’immeuble ! Sa rencontre inopinée avec une gamine d’environ 10 ans qui n’a pas sa langue sa poche, elle serait précoce selon ses dires, va changer la donne : elle compte bien changer Ferdinand en une personne plus aimable ! A peu près en même temps, il apprendra à connaître sa voisine de pallier Béatrice, une nonagénaire énergique, avocate de formation, qui surfe sur internet, utilise Skype et Facebook afin de correspondre avec ses enfants et petits-enfants éparpillé en France et par le monde ! Elle m’a fait sourire à de nombreuses reprises, notamment le passage avec la machine Nespresso 😀

Ferdinand est très seul et surtout il est incapable de communiquer gentiment ! Ca lui a coûter son mariage, il entretient des relations froides & distantes avec sa fille Marion et son petit fils Alexandre qui habitent Singapour. En cotoyant Juliette puis Béatrice, il va apprendre à ouvrir son coeur, à dire ce qu’il pense, à oser demander de l’aide, à parler avec sincérité. Ca ne se fera pas sans mal et occasionnera plusieurs situations cocasses, et une assez émouvante (le passage par la case prison) ! Il sera régulièrement contrecarré dans ses projets par Mme Suarez qui est bien décidée à le faire quitter « son » immeuble, quitte à être injuste, cruelle et parfois tout simplement méchante. Ca ressemble fort à une caricature de la concierge, pourtant certaines personnes sont parfois tout simplement bête et désagréable pour le plaisir ! Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine ! Il faut gratter le vernis, ça permet de découvrir le vrai visage des gens, et les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on imagine !

J’ai suivi avec beaucoup de plaisir les petites aventures rocambolesques de Ferdinand, les rencontres qu’il fait, son évolution, les personnages qui l’entourent !

Les chapitres sont courts avec à chaque fois un petit titre original qui m’a fait sourire à plusieurs reprises. L’auteur nous offre un regard, tendre, plein d’humour et positif sur la vieillesse ! C’est attendrissant, mignon, frais, un peu caricatural, un vrai roman « feel-good » qui se lit d’une traite ou presque ! Une jolie tranche de vie qui m’a fait penser aux romans de Barbara Constantine (A Mélie sans mélo, Tom petit Tom, tout petit homme Tom, Et puis Paulette…), une auteur que j’affectionne énormément ! Il se termine sur une belle note positive et pleine d’espoir ! J’espère que l’auteur nous offrira un second roman !!!

Citation :

– Oui, autant s’épargner de vivre. Economisons-nous, et nos sentiments aussi, tant qu’on y est, ironise Juliette.

 

Intensité du coup de coeur

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