Une activité respectable - Couverture

Une activité respectable, Julia Kerninon

Une activité respectable - CouvertureRésumé :

Nous avions beaucoup, beaucoup de chance, me disait ma mère, parce que nous avions les livres et que dans les livres les phrases étaient éternelles, noires sur blanc, solides, crédibles, et elles nous livraient le monde entier, lavé de ses scories, sans temps mort, un cour d’eau pur et bondissant, un monde dans lequel nous pouvions nous échapper chaque fois que le monde réel cessait d’être intéressant. Et cette leçon-là était une grande leçon aussi, pour quelqu’un qui voulait devenir écrivain.

« Elevée par des parents dévoreurs de livres, Julia Kerninon reçut à cinq ans en cadeau une machine à écrire. Lire et écrire furent d’emblée données comme des activités respectables et hautement désirables. Dans une langue vive et imagée, cette jeune femme de trente ans, déjà prix Françoise Sagan pour son premier roman, Buvard, et prix la Closerie des Lilas pour son deuxième, Le dernier amour d’Attila Kiss, rend un hommage vibrant à la littérature. »

Coup de Cœur :

Je suis une incorrigible retardataire dans mes lectures communes avec Nathalie depuis quelques mois … Il est temps que je me reprenne et que je m’organise un peu mieux !!!
Heureusement, ce mois-ci nous avions choisi un tout petit livre (60 pages), et je l’ai lu d’une traite 😉

C’est assez rare pour le signaler, ce titre est à mi-chemin entre le roman, et l’essai littéraire tiré de l’expérience personnelle de l’autrice : son rapport à la lecture et à l’écriture !

Elle nous explique comment elle a baigné dans les livres, les bibliothèques, les librairies et surtout élevée par des parents amoureux de la lecture qui ont partagé leur passion avec leur fille ! Maintenant qu’elle est adulte et une écrivaine, elle se souvient avec émotions de son enfance, son adolescence et ses débuts en tant que femme de lettre !

Elle nous explique avec humour, humilité, amour, justesse et passion le chemin long, souvent sinueux qui a fait d’elle une romancière !
Tout commence avec un de ses plus merveilleux souvenirs : sa première visite à la librairie parisienne « Shakespeare and Compagny » tout en complicité avec sa mère ! Elle nous raconte sa première expérience seule à l’étranger, à Budapest pendant un an, occupée à écrire un de ses premier roman…

Elle a écrit ce court texte sur son parcours atypique, joyeux, concision, originalité ! Elle utilise la magie des mots et nous offre une parenthèse très rafraîchissante !

Une jolie découverte, je sens que je vais jeter un coup d’œil à ses romans !

Citations :

  • Dans mon enfance, l’excès ne m’a pas été désigné comme un défaut-et sans doute était-ce une erreur- mais depuis j’arpente la littérature comme un champ dans lequel mes pas laissent l’herbe ployée un instant derrière moi, juste le temps de voir le chemin parcouru, et l’immensité encore inconnue.

  • J’imagine que j’ai souri, mais je ne sais pas. Je sais seulement que j’ai lu ses livres, dès que j’ai appris à déchiffrer l’alphabet, j’ai exploré chaque recoin du palais qu’elle m’avait construit, je me suis perdue et retrouvée, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour la satisfaire, la réparer, la récompenser de l’effort immense qu’il avait dû lui falloir pour signifier cela à son premier enfant. J’ai lu. J’ai lu des livres sans cesse, dans une frénésie panique, en cherchant à rattraper le temps, à rattraper ma mère qui semblait tout savoir.

 

Et voilà le billet de ma copinaute du blog Le coin lecture de Nath !

Intensité du coup de coeur

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