Une allure folle - Couverture

Une allure folle, Isabelle Spaak

Une allure folle - CouvertureRésumé :

« Une femme part sur les traces de sa grand-mère, Mathilde, et de sa mère, Annie, deux personnagees à l’allure folle et à la joie de vivre épatante, qui furent mises à l’index de la société.

À l’aide de photos et de lettres, la narratrice mène une enquête édifiante. Derrière les mauvaises réputations, les hommes, les fêtes et les scandales, elle découvre de vraies héroïnes. Entre réalité et fiction, faux-semblants, mensonges et vrais sentiments, les retournements de situation se succèdent. Ils nous emportent au galop entre la Belgique, la France et l’Italie.

Une histoire de femmes libres où la comédie tient le bras à la tragédie jusqu’à un point inconcevable.  »

Mon avis :

Une lecture qui m’a laissée un peu perplexe …
La quatrième de couverture m’a intriguée, en plus je suis belge, donc j’aime bien lire de temps en temps des auteurs de chez nous, c’est le Mois Belge d’Anne et Mina sur FB, et mon binôme désirait le lire aussi, donc allons-y pour une LC en avril !

Malheureusement je n’ai pas été aussi enthousiasmée que je ne l’espérais … Et ça à cause d’UN élément principal : les repères temporels dans le roman ! L’auteur nous promène sur les traces de sa grand-mère, Mathilde, et de sa mère, Ann(y)ie, et je m’y suis régulièrement perdue 🙁

A travers des lettres, des photos, des papiers officiels, différents objets, et divers documents, Isabelle Spaak tente de découvrir la véritable personnalités de ces femmes mystérieuses ! Elle a vite compris que les portraits qu’elle avait lu édulcoraient largement la vérité ! Elle va donc mener l’enquête, voyager dans le temps et faire le tour de l’Europe sur les pas de la fantasque Mathilde et la plus mystérieuse Annie. C’est là que j’ai eu plus de mal, il y a trop d’aller-retour aux différentes époques-clés.
Je n’ai pas réussi à m’attacher à ces femmes, à leurs histoires, leurs bonheurs et leurs malheurs … Ca m’a semblé trop trouble et décousu …

J’ai apprécié la plume de l’auteur, le procédé était intéressant, j’ai appris pas mal de chose sur mon pays, son hypocrisie, ses héros, sa résistance. Il y a une belle analyse des sentiments, de la société, malheureusement noyée dans les dialogues entre les personnages, les propres réflexions de l’auteure, et les réflexions des personnages.

Donc je suis resortie assez mitigée dans cette lecture : intéressante, bourrée d’informations, deux femmes intriguantes, un petit de l’histoire de la Belgique, mais dont la construction m’aura trop souvent décontenancée et égarée… Dommage

Citations :

– « Mathilde, la moquée, Mathilde, la disputée, Mathilde, la déjantée, Mathilde et ses frasques, ses amants, ses caprices, son inconstance, Mathilde la mise de côté à laquelle maman ne voulait surtout pas rassembler, Mathilde disparaissait et, avec elle, contre toute attente, la colonne vertébrale de ma mère. C’est cela que j’aurais dû comprendre.  »

– « Mais les sentiments les plus profonds sont voués au silence. Pour ne pas y rester sourds, mieux vaut les aborder comme si nous étions muets. »

Et voilà le billet de mon binôme Nathalie 🙂

Lu dans le cadre du Challenge Le mois belge d’Anne et Mina

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Intensité du coup de coeur

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