La dernière croizad - CouvertureRésumé :

« L’alliance improbable d’un noble désargenté avec les ZADistes, pour sauver un territoire.

A priori, rien ne relie Godefroi Valence de Terney d’Argence, propriétaire terrien sans le sou, à Tancrède et son groupe de militants écologistes. Pourtant la défense d’un terrain familial menacé par l’installation d’une zone commerciale va faire d’eux les meilleurs alliés. Entre charges de CRS rocambolesques et ruses extravagantes pour préserver la nature, une comédie satirique décalée, mais aussi une vraie critique sociale d’un monde en pleine mutation où la préservation de l’essentiel devient un enjeu vital. »

Coup de Cœur :

Une jolie découverte en bande dessinée, je ne m’attendais à être aussi touchée par ce récit.

Godefroi Valence de Terney d’Argence, un noble complètement désargenté, et propriétaire terrien, voit le terrain voisin du sien convoité par un investisseur qui va le transformer en logement sociaux et pire encore en zone commerciale. Fini la tranquillité et surtout ce lieu est cher à son cœur. Avec l’aide de son épouse, Jeanne-Baptiste, de ses enfants, Côme et Charlotte, il se lance dans un combat pour sauver cet espace. Grâce au locataire de leur dépendance, Godefroi va rencontrer Tancrède, un fervent défenseur de la liberté. Surtout quand il apprend que c’est son ennemi juré qui est à la tête du projet, le promoteur immobilier véreux Gérard de Ridefort. Il va faire appel à ses amis, tout aussi engagés que lui dans la défense des zones vertes protégées, afin de préserver un écosystème millénaire.
Tous ensemble, ils se lancent dans un Zad, un combat acharné pour défendre les lieux.

Une bande-dessinée plus profonde qu’il n’y parait : cette famille d’ancienne noblesse sans le sou s’associé à un groupe de zadistes, des rebelles prêt à beaucoup pour la défense de leurs valeurs et de leurs principes. Une vraie comédie de moeurs satiriques, qui en profite pour égratigner la société actuelle avec sa surconsommation.
Le scénariste s’est amusé à créer un Godefroi particulièrement touchant avec son usage du subjonctif imparfait, et un Tancrède au langage particulièrement fleur. Le tout accompagné d’un humour caustique fin et savoureux qui m’a fait sourire et même parfois rire. En arrière-plan, l’auteur raconte aussi les blessures profondes d’un couple, et leur attachement à un lieu, ce qui apporte un doux moment d’émotions.
Le dessin est dynamique, coloré et en parfaite adéquation avec le scénario qui traite intelligemment d’engagement social.

Laissez-vous tenter par ce mélange de rire, d’humanité et de critique sociale !

Intensité du coup de coeur