L'île aux papillons - Couverture

L’île aux papillons, Corina Bomann

L'île aux papillons - CouvertureRésumé :

« 2008, Berlin. Diana Wachenbach, brillante avocate, est appelée à Londres au chevet de sa grand-tante bien-aimée. Celle-ci lui révèle l’existence d’un secret de famille, resté entier, convaincue que Diana pourra le percer.
Alors que son couple bat de l’aile, la jeune femme décide de s’envoler pour le Sri Lanka, terre de ses ancêtres, colons à Ceylan. Sur cette « île aux papillons », elle va découvrir une prophétie qui semble avoir changé le destin de sa famille et l’histoire d’un amour interdit plus fort que la mort… »

Coup de Coeur :

Je ne trouvais pas de nouveau titre qui m’arrirait, je fouinais dans ma PAL, et même les suggestions des copinautes ne parvenaient à me décider. Avez-vous déjà connu ce genre de moment? Finalement j’ai laissé faire mon intuition, ce titre m’attirait depuis sa parution chez Charleston, et sa parution en poche était le meilleur des prétexte pour enfin le découvrir ! Et ce fut une très belle découverte que j’ai dévorée en 3 jours à peine !

Dés les premières, l’auteur nous plonge dans une ambiance mystérieuse, au coeur d’un secret de famille/femmes qui touchera ses membres durant plusieurs génération ! Une lettre écrite en 1888 ouvre les premières intérrogation, puis nous nous retrouvons à Londres, en 1945, juste après la fin de la guerre, et enfin à Berlin en 2008 : en à peine 25 pages, ma curiosité était éveillée et je me suis retrouvée à lire 100 pages sans m’en rendre compte ! A partir de là commence « l’enquête » de Diana sur l’histoire de sa famille. Sa grand-mère ayant perdu la vie en mettant sa mère au monde, elle s’est énormément attaché à sa grand-tante Emmely, et quand cette dernière, mourante, lui demande d’enfin résoudre ce vilain mystère qui les empoisonne depuis trop d’années, elle est incapable de refuser. Elle sera aidée efficacement par M. Green, le majordome d’Emmely, qui lui donnera des indices aux moments venus. Ses trouvailles dans le manoir familial l’emmèneront à Ceylan. Là-bas, sur les conseils d’un ami de Fac, elle rencontrera un historien, Jonathan qui se passionnera pour ses recherches et l’accompagnera dans ses pérégrinations ! Elle découvrira une autre culture, elle plonge dans l’histoire coloniale de l’île et de sa famille, dans le carcan qui entourait les jeunes filles à l’époque, comment les colons anglais traitaient les locaux qui travaillaient à leur service. Elle va de découvertes en découvertes, et surtout elle se retrouve elle-même.

L’auteur alterne judicieusement entre les deux époques : 2008 avec Diana et Jonathan, et le Ceylan en 1887. Chaque découverte, chaque petite énigme résolue par la jeune femme et son compagnon, est remise en contexte par un flash-back. Ca nous permet de découvrir la vie que menait ces jeunes femmes et de nous y attacher très rapidement ! J’ai été complètement charmée par ces deux belles histoires d’amour, avec une petite préférence pour l’histoire se déroulant au XIXème siècle ! Certains personnages, dont le voisin de la plantation, sont particulièrement détestables, d’autres, Vikrama surtout, sont mystérieux et intriguants. J’ai été complètement happée par cette histoire, je m’y suis immergée avec délice dans l’histoire de Victoire et de Grâce, je me suis attatchée à leurs pas, j’ai cherché à découvrir avant Diana ce qui s’est déroulé et qui a mené à une telle fracture familiale !!! L’auteur a réussi à me surprendre jusqu’aux toutes dernières pages du roman !

J’ai découvert une superbe histoire qui allie émotions, sensations, dépaysement dans l’espace et dans le temps. J’ai eu l’impression de retrouver une ambiance comme peut si bien la créer Kate Morton. L’auteur nous envoûte avec une plume addictive et fluide. J’y ai appris énormément aussi sur la culture du thé, ses périodes de culture, la condition des travailleurs… Un excellent mélange de fiction et d’histoire !!!

Une auteur que je compte bien suivre !!!

Citation :

– « Autrefois, les souverains indiens étaient si sages qu’ils voulaient éviter toute perte de sang inutile pendant les batailles. Chaque adversaire envoyait un unique combattant de sa garde, et les deux hommes se battaient jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le prince dont le combattant avait péri devait s’avouer vaincu. »

– « Arrivée sur les marches de la maison, elle sentit une douce chaleur l’envelopper. Après des heures passées sous une lumière artificielle, ses yeux mirent un certain temps à s’habituer à la lumière du jour. Elle embrassa avec gourmandise les couleurs vives qui l’entouraient et essaya d’imaginer ce que Grace avait dû ressentir quand elle quittait la maison armée d’une ombrelle pour aller se promener au soleil. »

Champs de thé Sri-Lanka

Champs de thé au Ceylan

Intensité du coup de coeur

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