De profundis - Couverture

De profundis, Emmanuelle Pirotte

De profundis - CouvertureRésumé :

« Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l’Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s’ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s’est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l’attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s’adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ?

Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d’une fabuleuse histoire d’amour. »

Mon avis :

Une fois encore en retard pour ma Lecture Commune du mois avec Nathalie : merci de ta patience !!!

Je crois que nous sommes toutes les deux d’un avis similaire : une déception … J’avais énormément entendu parler de l’auteur l’année passée pour son premier roman Today we live, qui est en plus cette année dans la sélection du Prix des lycéens en Belgique.

Le roman commence à Bruxelles, dans un décors post-apocalyptique suite à une nouvelle et violente épidémie d’Ebola. Roxanne est une jeune femme qui survit en dealant des médicaments pas toujours efficaces. Elle travaille régulièrement avec Mehdi. Elle voit sa vie basculer quand elle doit recueillir sa fille, la jeune Stella, de huit ans. Son ex-mari qui s’en occupait depuis plusieurs années car elle les avait quitté peu de temps après sa naissance. Une agression loupée dans son appartement va lui faire fuir la ville pour une maison de famille dans un petit village isolé ou oublié dans les Ardennes. Le trajet sera épique, néanmoins elles arriveront sans trop d’encombres dans le hameau. Cette nouvelle réussira à l’enfant qui manifeste des gros signes d’autisme, elle appréciera le retour à la nature, la liberté de se promener dans un environnement plus sain que celui de la ville. Roxanne aura plus de mal, elle n’aime pas le silence, la solitude, et elle craque régulièrement pour ses bouteilles d’alcool et ses médicaments qui la font « voyager » artificiellement. Heureusement que l’enfant est relativement indépendante, et elle va littéralement s’épanouir !

Je peux comprendre qu’une femme a eu du mal avec une enfant, même la sienne, après de longues années de séparation. Néanmoins, elle ne fait aucun effort, et laisse la gamine livrée à elle-même beaucoup trop souvent, ça m’a agacé mais bon. Heureusement qu’elles ont des voisins même si l’un d’entre eux m’a mis mal à l’aise dés son arrivée dans l’histoire. La vie dans ce village est relativement calme, sans maladie, un peu à l’ancienne. Jusque là, l’écriture est jolie, et me permet de passer outre mes réserves.

Ensuite, il y a une sorte d’esprit, de fantôme qui va se « réveiller » dans la maison et qui va observer les deux filles, là j’avoue que j’ai eu plus de mal. Les péripéties qui sont narrées deviennent de plus en plus noires, glauques pour certaines, et carrément sanglantes. C’est un revirement total dans l’atmosphère de l’histoire, et je n’ai pas adhéré…

Cette succession de style littéraire m’a déstabilisé, l’écriture devient plus crue, et je n’ai vraiment pas apprécié…

Ce fut un mélange de roman d’anticipation et de fantastique, et je n’ai pas trouvé cela bien fait. J’ai plus d’une semaine à le lire, je n’avais pas trop envie de le reprendre, et je me suis forcée à le terminer car je désirais avoir réponse à mes questions, malheureusement je ne les ai pas toutes eues…

Donc au final ce ne fut pas une lecture mémorable. Je tenterai quand même de lire son premier roman 🙂

Et voilà le billet de Nathalie du blog Le Coin lecture de Nath 🙂

Intensité du coup de coeur

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