L'Amour dans l'âme - Couverture

L’Amour dans l’âme, Daphné Du Maurier

L'Amour dans l'âme - CouvertureRésumé :

« Dans le premier roman de Daphné du Maurier, qui parut en France en 1950 sous le titre La Chaîne d’amour, la mer, fascinante et cruelle, occupe une place centrale. Elle lie tous les membres de la famille Coombe, installée à Plyn, un port de la côte sud des Cornouailles ; sur un siècle et quatre générations, se déroule le destin de femmes insoumises et d’hommes sauvages, navigateurs ou charpentiers de marine, qui tous ont le visage tourné vers les flots…
Amours, haines, vengeances et trahisons, Daphné du Maurier excelle dans la peinture des passions humaines. »

Coup de Coeur :

Voilà ma première lecture commune ! Elle a été initié par Paikanne : un titre au choix de Daphné Du Maurier, et comme j’avais ce titre dans ma PAL, j’avais enfin l’argument pour l’en sortir 😉 Merci beaucoup !!! J’avais envie de la découvrir depuis quelques années déjà et je ne prenais pas le temps 🙂

Une fresque familiale passionnante qui s’étale sur quatre générations de la famille Coombe. Daphné Du Maurier nous dépeint avec beaucoup de finesse, de sensibilité et de subtilité la vie de cette famille qui est intimment liée à la mer ! Elle découpe son roman en quatre parties. Afin de s’y retrouver facilement, elle a intégré au début de l’ouvrage un arbre généalogique plutôt bien détaillé, et qui m’a aidé à plusieurs reprises.

La première partie est consacrée à Janet Coombe, la matriarche de cette famille. Elle rêve de partir en mer, et pourtant elle se marie et vivra sur terre, c’est la place d’une femme à l’époque. C’est une femme particulièrement forte, elle marque ses proches, et tout son entourage par sa force de caractère. C’est vraiment elle le déclencheur de l’histoire. Parmi ses enfants, elle va entretenir une relation priviliégiée et exclusive avec Joseph. La seconde partie lui est consacrée. J’avoue avoir eu un peu de mal avec ce personnage. Il est particulier, imprévisible, et son comportement avec ses proches et ses enfants m’a souvent déçu. Cependant son personnage est fort, il est dur tout comme la vie l’a été à de nombreuses reprises avec lui je suis partagée entre le plaindre et le détester. Il ne peut laisser les lecteurs indifférents car c’est le protagoniste le plus riche et le plus intense de l’histoire.
La troisième partie est racontée via Christopher, le fils ainé de Joseph. Je l’ai trouvé assez faible, il se laisse porter par la vie et les évènements qui la jalonnent sans beaucoup se mouiller. Il faut attendre la seconde partie de sa vie pour qu’il se décide à se bouger et à enfin prendre sa vie en main. Dommage que ça arrive si tard. J’ai cependant apprécié la description de Londres à l’époque et des codes qui régissaient la vie des familles dans la capitale. Heureusement la quatrième et dernière partie est vue à travers les yeux de sa fille Jenny. Dés son arrivée, je me suis attachée à ce personnage : elle est vive, intelligente, elle refuse d’entrer dans le carcan que veulent lui imposer sa mère et sa grand-mère. Grâce à elle, on découvre Christopher avec un regard neuf, et j’avoue avoir été plus indulgente à son égard.

En plus de cette histoire familiale, Daphné Du Maurier nous raconte aussi la vie à l’époque et son évolution dans les générations, la condition des femmes et des enfants, les relations des époux entre eux et avec leur progéniture, l’éducation qu’ils reçoivent, les changements que vit leur village Plyn en Cornouailles en une petite ville industrielle.

Un roman riche, une plume sublime et parfaitement accessible. L’auteur a créé une superbe ambiance, un peu lente mais jamais ennuyante, même un peu addictive ! Ses personnages sont variés, riches, parfaitement décris, tout comme les lieux.

Je l’ai adoré et dévoré ! Maintenant, j’hésite pour ma prochaine lecture 😉

Challenge XIX ème siècle - Photo

Challenge XIX ème siècle
Vittorio Matteo Corcos – Pomeriggio in terrazza

Intensité du coup de coeur

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