La Librairie Morisaki - CouvertureRésumé :

« Takako a le cœur brisé lorsque Hideaki, l’homme qu’elle aime, lui annonce ses fiançailles. Dévastée, la jeune femme ne supporte plus de le croiser au travail et démissionne. Takako a bien du mal à remonter la pente… jusqu’au jour où elle reçoit un coup de téléphone de son oncle Satoru, qu’elle n’a pas revu depuis de nombreuses années. L’homme, un peu excentrique, est à la tête d’une vieille librairie d’occasion, implantée à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo. Il lui propose de venir l’aider, et même de s’installer au premier étage de la boutique. Voyant enfin l’avenir lui sourire, Takako accepte et découvre parmi tous ces livres un nouveau langage qui lui était jusque-là inconnu…

Traduit dans plus de vingt langues, La Librairie Morisaki a conquis près d’un million de lecteurs à travers le monde. »

Coup de Cœur :

Quand les éditions Hauteville propose un roman japonais qui parle de livres, je n’ai pas hésité une seconde à le découvrir ! Et j’ai été séduite : une vraie lecture doudou que j’ai dévoré en deux fois, l’avantage qu’il ne fasse

Takako voit son existence exploser quand celui qu’elle prenait pour son petit ami lui annonce son mariage avec une autre femme qu’il fréquente en même temps qu’elle. Elle comprend alors qu’elle était la maîtresse. Incapable de continuer à les croiser sur son lieu de travail, elle démissionne et elle se morfond dans son appartement, dévastée par le chagrin. Un jour, elle a surprise d’être contactée par son oncle Satoru, un homme original, qui tient une librairie d’occasion à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo. C’est un commerce créé il y a trois générations. Il a des petits soucis de santé, et il lui propose de venir l’aider : elle tiendrait la boutique du matin, et en échange, elle s’installe dans le petit appartement à l’étage. Voyant ses économies fondre, et sans avenir professionnel actuellement, elle accepte. Cette décision va être la première étape de sa nouvelle façon de vivre. Au début, elle a du mal à s’adapter, elle qui ne lit pas ne sait pas comment réagir face à autant de livres. Takako va avoir besoin d’un peu de temps pour trouver son nouveau rythme, créer de nouveaux liens avec Satoru. Son oncle, un peu excentrique, qui semble toujours de bonne humeur, va l’aider, lui présenter de nouvelles personnes… Petit à petit, la jeune femme va sortir de sa coquille, s’intéresser à son environnement et découvrir le plaisir de la lecture.
La seconde partie du récit m’a surprise : on revient à la librairie et on découvre un nouveau personnage, évoqué à plusieurs reprises auparavant. Sa rencontre, surprenante, va changer pas mal de choses pour Takako et Satoru !

Un délicieux moment de lecture, un beau voyage au cœur du milieu désuet de la bouquinerie japonaise. Il y a un petit côté développement personnel, beaucoup d’empathie et de tendresse, plein de références littéraires (ça m’a donné envie de découvrir plus d’auteurs japonais). L’histoire se compose principalement d’une tranche de vie : une jeune femme, grâce à la lecture, apprend à faire le deuil d’une relation, d’un travail et à s’ouvrir à nouveau à l’Amour.
Le ton est doux, mélancolique, parfois même nostalgique. L’auteur offre de belles descriptions des personnages, de la librairie, de son quartier où tous le monde se connaît, on se sentait au côté de Takako à déambuler, tant entre les livres que dans les rues, ou même à prendre une boisson chaude au café Subouru. En prime, il rend un bel hommage à ces nombreux auteurs méconnus en Europe, et il m’a donné envie d’en apprendre plus sur la littérature japonaise.

Une parenthèse poétique, hors du temps, contemplative, avec des touches de fantaisies. Une invitation au voyage, dans une bulle de douceur et de bien-être grâce à la bienveillance de l’entourage de la jeune femme.
Un vrai bonheur de lecture !

Intensité du coup de coeur