Le genre de la maison - CouvertureRésumé :

« Gabrielle a perdu sa sœur. Et si tout se passe comme prévu, on lui dira bientôt qu’elle est sans doute mieux là où elle est.

Jacqueline a perdu sa petite-fille. Mais l’annonce tombe mal : c’est l’heure de son émission télé quotidienne.

Aude a perdu sa fille. Devant la housse entrouverte qui protège le corps, elle s’interroge : quelque chose a changé dans le visage de Gloire.

A partir d’une tragédie familiale, Eliane Serre compose un roman intense porté par trois générations de femmes d’intérieur. L’amour, le sexe et le chagrin y sont décortiqués avec humour et insolence. »

Mon Avis :

Un roman qui m’a surpris à plusieurs niveaux. Je l’ai lu sur les conseils de ma représentante et ce fut une vraie expérience de lecture.

Une jeune femme, Gloire, décède et cet événement va bouleverser trois autres destins : celui de sa sœur, Gabrielle, de sa grand-mère, Jacqueline, et de sa mère, Aude.
Chacune a son tour décortique son ressenti, ses émotions, face au décès de leur sœur, petite-fille et fille. Elles réagissent de manière très différente, cherchent à comprendre la raison de son geste, se souviennent de moments passés ensemble, une jeune femme extravertie, qui n’était pas comme tous le monde! Petit à petit, elles se confient sur ses secrets les plus intimes, et ses états d’âme… Gabrielle se rappelle leurs échanges téléphoniques, la base de sa source de revenu en dépit de son affection pour sa sœur. Jacqueline remontent ses souvenirs de jeune épouse d’un officier de l’armée, et de ses rapports complexes avec les autres femmes de militaires. Quand à Aude, elle est perdue quand elle découvre que sa fille a subi une opération de chirurgie esthétique.

Les chapitres sont courts, et ils se succèdent de manière denses et addictives. C’est une tragédie, racontée avec un ton faussement léger, décalé, absurde, qui traite d’un sujet grave, la suicide d’une jeune femme avec un humour insolent.

Un premier roman prometteur, malgré une fin qui m’a laissée un peu perplexe.
Une lecture douce-amère surprenante.

Intensité du coup de coeur