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CHARLESTON

Poids plume, Mick Kitson

Poids plume - CouvertureRésumé :

« À la fin du XIXe siècle, dans une Angleterre digne de Dickens et des Peaky Blinders, Annie Perry, une petite gitane abandonnée par sa famille, est élevée par un champion de boxe à mains nues, un géant aussi alcoolisé que tendre qui rêve d’ouvrir un pub.

Dans une région qui sent la bière et la boue sèche, qui subit les grèves de l’usine de clous et les caprices des Lords douteux, Annie apprendra que dans la vie il ne faut pas seulement se battre, mais il faut savoir très bien le faire.

Entre coups de poing et coups de cœur, fêtes foraines et matchs de boxe illégaux, une aventure réjouissante où l’art de l’esquive, la souplesse et la rapidité de poids plume d’une héroïne sauvage et attachante l’aideront à contourner la noirceur de la révolution industrielle et la découverte des États-Unis.

Inspiré par l’histoire de son arrière-grand-mère, Mick Kitson signe un roman lumineux où les femmes ne font pas que se défendre, elles se battent. »

Coup de Cœur :

Ce roman m’a été très très chaleureusement recommandé par mon représentant Points, et je lui fais confiance pour dénicher de belles découvertes.

Une belle découverte, même si ça n’a pas été un coup de cœur, j’en attendais peut-être un peu trop…
La dernière partie du roman m’a énormément plu, je l’ai dévorée, et j’ai énormément craint pour l’avenir de l’héroïne dans ces dernières pages !

Vous aimez Charles Dickens et Peaky Blinders ? Découvrez le destin épique de Anne Perry, une petite gitane vendue par sa famille à Bill Perry, un boxeur à la retraite. Ce géant aussi gentil qu’impressionnant par sa carrure va ouvrir son propre pub dans une cité industrielle, Birmingham. Rapidement, il va traiter l’enfant comme sa propre fille. Elle grandit pendant la révolution industrielle, découvre les laborieuses conditions de la vie ouvrière, l’impuissance des grèves, la toute-puissance des riches qui abusent de leur pouvoir sur les pauvres dans le besoin. Rapidement, l’adolescente comprend l’importance de savoir se défendre, Grâce à sa pugnacité et à sa maîtrise de l’art du pugilat, elle se fait une jolie réputation de boxeuse. C’est l’ouverture de l’école des pauvres, à l’initiative des filles du révérend Warren qui va lui permettre de changer son regard sur son monde : l’apprentissage de la lecture, la découverte de la poésie, des périodiques lui donnent envie d’une autre vie, et aiguisent sa répartie verbale. Elle est bien décidée à conquérir une existence meilleure !

Un récit dont la seconde partie est particulièrement rythmée, et haletante. L’auteur parle bien entendu de boxe, de bagarres, de rixes, et surtout il valorise des valeurs indispensables comme l’amitié, le courage, la ténacité, l’honneur et la solidarité. Certains passages sont quelques peu idéalisés, néanmoins, ça n’enlève rien à la force de caractère de cette jeune fille. Le roman emporte le lecteur grâce à la force de ses personnages et des combats qu’ils mènent pour leur survie.

Mick Kitson s’est inspiré de la légende construite autour de l’histoire de son arrière-grand-mère, et il a utilisé son imagination pour créer un personnage fascinant. Entre un roman historique, social et d’aventures, l’auteur a écrit un livre sur l’art de prendre en main sa vie, quand on fait partie des plus faibles dans la société comme les pauvres, les manouches, les femmes et les enfants.

Une histoire romanesque et rude, d’une vie entre combats et coups du sort, avec tendresse et espoir.

Citations :

* Si t’es pas capable d’apprendre à te battre, tu peux pas apprendre à vivre.

* Les poèmes, c’est de la tristesse et de la douceur dans les mêmes mots : c’est deux choses en une seule comme les fleurs et les épines.

* J’y connaissais rien en argent, en pièces, en liquide et en investissements, mais je savais que, quand on était au fond du trou, fallait arrêter de creuser.

* Dans ce cas , et je vous en demande pardon, mademoiselle Esther, mais en tant qu’ennemi je suis obligée de le maudire. Je suis rom, mademoiselle, on n’oublie pas et on ne pardonne pas.

* J’aimais les livres de M. Dickens parce qu’il parlait bien des pauvres et de ceux qui étaient victimes des cruautés du destin alors qu’ils avaient rien fait de mal.

* Il savait et il sentait dans son âme qu’un homme incapable d’aimer , de respecter et de protéger une femme n’était pas un homme.

* Se battre , ça se résume à observer, à analyser et à prévoir où l’autre va aller après.

* Apprendre à lire, c’est comme apprendre à boxer. Faut voir ce qu’une chose veut dire, et une chose veut pas forcément dire deux fois pareil, ni trois fois.

Intensité du coup de coeur
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