Anne de Windy Willows - CouvertureRésumé :

« Ses brillantes études universitaires terminées, Anne Shirley se voit confier la direction du lycée de Summerside, une petite bourgade de l’Île-du-Prince-Édouard, d’apparence paisible, mais qui va lui réserver bien des surprises. À ses côtés, nous allons découvrir Windy Willows, la pension où elle va vivre pendant trois ans – ainsi que ses occupantes –, la petite Elizabeth, sa féerique voisine, Katherine Brooke, sa collègue désabusée, et ses élèves, qu’ils soient touchants ou tout à fait exaspérants.

Avec un humour toujours plus fin, des envolées lyriques et nostalgiques, Anne de Windy Willows offre le portrait d’une jeune femme tout en nuances : généreuse et directe, fiancée, oui, mais surtout indépendante. Anne de Windy Willows est une étape cruciale dans la vie d’Anne Shirley. Livrée à elle-même dans une ville où elle ne connaît personne, Anne est loin des nids douillets entourés d’âmes sœurs qu’étaient Green Gables et Kingsport.

Néanmoins, avec son esprit toujours aussi romantique, espiègle, parfois même piquant et bienveillant, elle sait aimer et se faire aimer, appréhender les situations les plus cocasses et les sublimer. C’est dans un style toujours maîtrisé, entre narration classique et roman épistolaire, parcouru de drôlerie, de nostalgie et de cette poésie qu’elle manie si bien, que Lucy Maud Montgomery nous offre un regard inédit et plus intime que jamais sur l’univers d’Anne Shirley. »

Coup de Cœur :

Depuis quatre ans, j’ai un rituel pour commencer la nouvelle année : retrouver Anne Shirley dans la suite de ses aventures empreintes de poésie et de douceur.

Anne a désormais terminé ses études, de manière brillantes, et elle s’est fiancée avec Gilbert Blythe qui a encore trois années d’études pour obtenir son diplôme en médecine à l’Université de Redmond. Elle est désignée directrice du lycée de Summerside sur l’Île-du-Prince-Edouard. Elle va donc résider dans une petite pension familiale, sur Spook’s Lane à Windy Willow. Au cours de sa correspondance avec Gilbert, elle raconte ses nouvelles amitiés, ses déceptions, ses découvertes, et ses nombreuses aventures. Elle va faire des rencontres qui vont la marquer durablement et la faire mûrir tout en gardant cette capacité incroyable à s’émerveiller. Elle continue de s’enflammer, d’avoir des envolées enthousiastes, un peu lyriques.

Lucy Maud Montgomery continue de dresser le portrait d’Anne Shirley qui s’affirme au fil des années, avec son indépendance, sa franchise, sa générosité et son amour de la Vie. Elle prend soin de ses amitiés plus anciennes, en noue des nouvelles, et elle apprend à gérer son caractère parfois un peu emporté. Elle sait que cet emploi est temporaire, elle a signé pour trois années, et elle entend bien faire son travail le mieux possible. Au début, elle devra se faire accepter par la famille la plus influente de la ville, et ça ne sera pas aussi facile qu’elle l’imaginait. Elle va devoir faire preuve de courage, d’obstination et de beaucoup de bonté avec ses élèves, ses collègues, les habitants, ses voisins. Elle va s’attacher à ses logeuses Tante Kate et Tante Chatty, leur domestique au caractère bien trempé Rebecca Dew, sa petite voisine Elizabeth…
Juste un léger regret, on n’a jamais les réponses de Gilbert, et la jeune femme ne rebondit pas sur ses lettres, j’aurais aimé en apprendre plus sur la vie du jeune homme loin de sa fiancée.

Le travail éditorial de Monsieur Toussaint Louverture est toujours aussi magnifique : couverture rigide, titre en argenté, dessin pleine page qui couvre tout l’ouvrage, reliure soignée et papier épais. Une qualité qui augmente le plaisir de lecture et d’avoir ces ouvrages dans sa bibliothèque !

Une lecture enchanteresse, féérique et poétique. L’humour, la fraîcheur, et la tendresse de Anne sont des petits bijoux à conserver précieusement.

Mes avis enthousiastes sur les trois volets précédents :

* Anne de Green Gables
* Anne d’Avonlea
* Anne de Redmond

Citations :

* L’humour est l’assaisonnement le plus épicé de ce festin qu’est la vie.

* Personne n’est jamais trop vieux pour rêver. Et les rêves ne vieillissent jamais.

* Une route, n’est-ce pas une chose intéressante, Lewis ? dit Anne d’un air rêveur. Pas une route droite, mais une avec des culs-de-sac et des tournants au-delà desquels n’importe quelle beauté et n’importe quelle surprise peuvent se cacher. J’ai toujours aimé les tournants.

Intensité du coup de coeur