Où vont les larmes quand elles sèchent - CouvertureRésumé :

« Jean a trente-six ans. Il fume trop, mâche des chewing-gums à la menthe et fait ses visites de médecin de famille à vélo. Il a supprimé son numéro de portable sur ses ordonnances. Son cabinet médical n’a plus de site Internet. Il a trop de patients : jusqu’au soir, ils débordent de la salle d’attente, dans le couloir, sur le patio.
Tous les jours, Jean entend des histoires. Parfois il les lit directement sur le corps des malades. Il lui arrive de se mettre en colère. Mais il ne pleure jamais. Ses larmes sont coincées dans sa gorge. Il ne sait plus comment pleurer depuis cette nuit où il lui a manqué six minutes. »

Coup de Cœur :

Il aura été dévoré en deux soirées ♥️
Et c’est un nouveau coup de cœur, une lecture qui bouleverse, remue, fait rire et pleurer à la fois (je suis une vraie Madeleine).

Sixième livres que je lis de cet auteur : il me reste encore ses deux albums qui attendent sagement ma lecture, je déguste.

Jean, 36 ans, est médecin généraliste après un passage aux Urgences. Il écoute énormément ses patients, il se met souvent en colère contre les hommes, contre le système, contre la société. Il aime les gens, il fait tout son possible pour les aider, avec tout son courage, toute son empathie. Pourtant, il y a une chose qui tracasse énormément Jean, il ne sait plus pleurer. Tout ceci remonte au jour où il a manqué six minutes pour sauver la vie d’un petit garçon, ça a été le premier jour d’une autre vie. Avec humour, parfois noir, émotions (beaucoup d’émotions), tendresse (infinie cette tendresse), dérision (quelle force de caractère), Baptiste Beaulieu offre un roman largement inspiré de sa vie de soignant.
Un hommage à toutes ces femmes, et de temps en temps un homme, qui ont marqué sa vie de médecin. C’est une histoire faites de rencontres, de joies, de peines, d’injustices, de moments de grâce, d’expériences humaines, de moments uniques gravés dans les souvenirs d’un médecin hypersensible. Un kaléidoscope d’anecdotes empreintes d’humanité, de tendresse et d’autodérision. Elles mettent en lumière les difficultés du métier, les problèmes du système de santé au quotidien pour les patients et pour les soignants.

Un concentré d’émotions : un roman qui m’a fait passer du rire aux larmes !

Une histoire qui appelle à l’indulgence, à l’écoute et à l’amour.

Un beau gros Coup de Cœur !!!

Un auteur que je recommande très très chaleureusement : tous ces romans, et son texte poétique sont à découvrir !
* Alors vous ne serez plus jamais triste
* La ballade de l’enfant gris
* Toutes les histoires d’amour du monde
* Celle qu’il attendait
* La joie et le reste

Citations :

* Parce que pleurer, c’est comme sourire : c’est donné à la naissance, ça va avec la vie.

* Et moi de quitter définitivement l’hôpital deux mois plus tard parce que, eh quoi, je veux soigner ! Pas jouer aux chaises musicales avec les vivants et les morts. Plus jamais je ne veux :
– réduire un patient à sa pathologie.
– me réjouir de la mort de quelqu’un.
Ce n’est pas pour ça qu’on devient soignant.

* Ou alors, plus simplement : « Le docteur aime bien les êtres humains, mais se méfie des hommes. Il sera du bon côté. » Elles se trompent : je ne me méfie pas des hommes, je les juge. Sévèrement. Et pour cause : j’en suis un. Je sais de quoi je parle !

Intensité du coup de coeur